Pourquoi les soutenir ?

Nous ne sommes pas indifférents

Nous nous sentons concernés par ce qui arrive aux minorités qui fuient les exactions perpétrées par Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique). Nous souhaitons faire quelque chose pour ces familles et leurs enfants. Mais nous ne savons pas comment agir au mieux. La situation nous dépasse complètement, nous ne voyons pas comment nos petites gouttes d’eau de compassion et de solidarité peuvent éteindre l’incendie allumé par des armées de fanatiques. Pourtant chacune de ces gouttes d’eau est indispensable.

Ils demandent qu’on ne les oublie pas

Régulièrement, des groupes d’occidentaux viennent visiter les camps ou les écoles : membres d’ONG ou d’associations, religieux, journalistes, responsables politiques… Au risque du voyeurisme, ils veulent se rendre compte par eux même des réalités de la vie quotidienne des réfugiés. Ces derniers les accueillent avec bienveillance, répétant sans cesse qu’il est important pour eux de sentir qu’on ne les oublie pas.

Ils ont été livrés à l’acharnement des combattants de Daech, ils ont été trahis par leurs voisins qui les ont chassés, ils ont été abandonnés par le concert des nations dont ils ne comprennent toujours pas l’attitude et les objectifs. Certains ont voulu quitter cette terre de désolation et ont fui au Liban ou en Jordanie. Mais ne pouvant pas aller plus loin et n’ayant plus d’argent, ils sont revenus dans les camps, remplis d’amertume.

C’est pour toutes ces raisons que les moindres signes de sympathie ou d’amitié leurs redonnent le courage d’affronter le quotidien et l’envie de croire en l’avenir. Ces signes viennent donner une âme et du sens à l’aide matérielle et financière dont ils ont besoin par ailleurs.

Ils nous rappellent que cette région du monde nous interpelle

Notre engagement est donc vital pour eux. Il est aussi important pour nous, car il nous pousse à nous intéresser sincèrement à leur histoire et à vouloir comprendre ce qui se passe dans cette région du monde. Nous nous posons beaucoup de questions, dont les réponses ne sont pas toujours simples. Des questions sur les religions, sur l’histoire, sur la géopolitique, sur l’économie, sur les relations entre l’occident et l’orient… Et nous découvrons que c’est là-bas qu’est né et qu’a vécu Abraham, le père des trois grandes religions monothéistes. Nous découvrons que les premières communautés chrétiennes se sont installées là-bas juste après la mort de Jésus, sous l’impulsion de Saint Thomas et bien avant que la France n’entende parler de l’Evangile. Nous découvrons la façon dont l’Islam est né, s’est propagé et s’est séparé en deux branches, les sunnites et les chiites, dont les querelles sont au cœur même de ce qui se vit aujourd’hui. Nous découvrons comment des fanatiques se réclament d’une religion, interprétée radicalement, pour assouvir leurs pulsions de mort. Ces questions et leurs réponses peuvent donner le vertige et nous sembler trop loin de nos préoccupations immédiates. Mais pouvons nous nous permettre de ne pas les aborder au risque de ne pas comprendre le présent et de ne pas pouvoir construire l’avenir ?

Notre mission est avant tout éducative et pédagogique

Dans cette situation, nous ne devons pas oublier que notre mission consiste avant tout à prendre en charge, sur les plans éducatifs et pédagogiques, les élèves qui nous sont confiés. L’élan de compassion et de générosité qui nous invite, nous parents, enseignants, élèves,… à nous engager en faveur de ces familles doit s’accompagner d’une réflexion et d’un accompagnement éducatif et pédagogique, indispensable.

Cela implique d’accompagner les élèves ici en France à bien comprendre les enjeux réels qu’ils ne perçoivent bien souvent qu’à travers le seul prisme des médias ;

Agir pour l’urgence et penser le développement

Dans ce type de situation, il faut distinguer le temps de l’urgence et celui du développement.

  • L’urgence consiste à « faire à la place de l’autre», parce qu’il n’a plus les moyens de se prendre en charge. Le temps de l’urgence est l’immédiateté et son rythme, la rapidité. C’est la course contre la montre. L’urgence est une affaire de spécialistes expérimentés et équipés.

C’est dans ce cadre que se situe le volet collecte d’argent de la Campagne Espoir-Irak.

  • Le développement consiste à « faire avec l’autre », dans une démarche de co-construction. Le temps du développement est la durée et son rythme l’endurance. Le développement est une affaire d’engagement fraternel.

C’est dans ce cadre que se situe le volet sensibilisation des élèves de la campagne Espoir-Irak.

S’informer, comprendre, agir

La démarche que nous privilégions consiste construire une démarche d’accompagnement avec nos élèves en trois temps :

  • S’informer : Il s’agit par exemple d’échanger avec des élèves à partir de vidéo, de photos, de textes, de témoignages, évidemment adaptés à leur âge tels que les outils suivants (mettre le lien vers les outils).
  • Comprendre : Il s’agit de présenter la situation actuelle dans son contexte historique, géopolitique, religieux, en faisant appel à un intervenant ou en utilisant des ressources pédagogiques comme la vidéo des témoignages (mettre le lien hypertexte).
  • Agir : Il s’agit de trouver le moyen le mieux adapté à l’établissement pour construire un projet de collecte d’argent par exemple. Au besoin, l’équipe Espoir-Irak peut vous conseiller (mettre un lien mail).